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III Congreso Internacional Historia a Debate Santiago de Compostela

III Congreso Internacional Historia a Debate
Santiago de Compostela, 14-18 de julio de 2004


  Reseñas

 

Texto


 

[NOTA: RESEÑA DEL III CONGRESO PUBLICADA EN EL Nº 26, OTOÑO DE 2004 DE LA  REVISTA "CAHIER D'HISTOIRE IMMEDIATE", EDITADA POR EL "GROUPE DE RECHERCHE EN HISTORIE IMMEDIATE" DE TOULOUSE. Más información en: http://www.univ-tlse2.fr/grhi/cahier/sommaires/sommaire26.htm. Traducción automática al final]
 
Bref compte-rendu du IIIème congrès international « Histoire en débat »

 
Organisation et thématique générale :
 
Cinquante universités des cinq continents et 340 équipes de recherche étaient présentes à Saint Jacques de Compostelle ; cet important forum scientifique des temps contemporain a réuni 300 historiens et chercheurs en sciences humaines, entre le 14 et le 18 juillet 2004. L’objectif du congrès était de répondre à la problématique suivante : « comment écrire l’histoire au XXIème siècle », en considérant des événements majeurs et structurants tels les attentats du 11 septembre 2001 et ceux du 11 mars 2004 en Espagne, ou encore, des questions méthodologiques et épistémologiques comme : la crise des paradigmes historiographiques en abordant les différentes écoles - les Annales, le matérialisme historique, les courants postmodernes -. Ces débats se sont articulés autour des préceptes du Manifeste « Histoire en débat », auquel avait adhéré, depuis le précédent congrès, 328 historiens dans le monde.
 
De plus, ce congrès était relayé par une retransmission instantanée sur la toile des conférences, tables rondes qui se déroulaient dan l’auditorium ; de fait, environ 7000 cybernautes ont suivi quotidiennement les débats. Toutes les informations complémentaires sont accessibles sur le site : www.h-debate.com.
 
Orientations principales du congrès :

 
Notons, en remarque liminaire, que la diversité des horizons géographiques a rendu ce congrès vivant et original ; n’omettons pas de  déplorer la faible contribution de la « communauté scientifique française »…
 
Il est évident que la concentration des conférences et des tables rondes ne permet pas  d’assister à l’ensemble du Congrès[1] ; cependant, des échanges, avec des participants, permettent de penser que, sous des approches plus ou moins précises, les débats ont convergé vers quelques points d’étude :
 
- La validité de l’histoire immédiate
 
- Le caractère global de l’histoire et les dangers liés à sa fragmentation
 
- Les nouveaux paradigmes historiques
 
- L’historiographie
 
- Les nouvelles technologies de l’information
 
- Le rôle de l’historien à l’heure de la globalisation
 
- La nécessité d’un travail en réseau et des échanges interuniversitaires
 
- Le Manifeste d’ Histoire en débat : le texte est accessible sur le site cité ci-dessus en français, anglais et espagnol.
 
Dans cette optique, nous pouvons relever quelques moments marquants pour les congréssistes, qui n’ont pas pour autant forcément  adhéré aux propos et aux exposés des intervenants.

 
  1.. la séance inaugurale animée part Etienne Bloch, fils de Marc Bloch, qui nous a présentés l’œuvre de son père durant sa déportation.  2.. la conférence plénière de l’historien, marxiste et chantre de l’histoire globale, André Gunder Frank sur les thèmes de « histoire globale et théorie sociale », élaborant une démonstration sur les diverses théories en histoire et critiquant les thèses sans fondement  de Huntington et de Fukuyama.  3.. La conférence plénière de Carlos Barros, coordonnateur et théoricien d’ « Histoire en Débat » présentant une micro histoire de groupe en évoquant les deux précédents congrès et en appelant l’ensemble de la communauté des historiens à communiquer par le biais du Manifeste « Historie en Débat », qui ne constitue en rien ­ même si certains éléments sont discutables ­ un espace dogmatique mais un lieu d’échange sur l’ensemble des thèmes concernant et connexes à l’Histoire.
 
Le GRHI, une source d’intérêt pour HAD…
 
M. Barros a déploré l’absence de M. Soulet, il aurait aimé qu’il puisse animer une conférence plénière ; néanmoins, il a été ravi de constater que la France s’ouvrait ­ lentement - au débat avec la présence de M. Thibon, pour l’université de Pau,  Frédérique Langue, pour l’EHESS ­ que vous connaissez ­ et moi-même, pour le GRHI, il n’a d’ailleurs pas hésité à évoquer ces présences comme de nouvelles pistes lors de sa conférence plénière - je l’ai informé des changements intervenus au sein du GRHI-. Il espère, malgré tout, que la collaboration entre le GRHI et HAD se concrétisera dès 2005. En outre, le GRHI a été représenté lors de deux tables rondes : « Etat et société civile dans l’Histoire » sur le thème de « la défiance de la société civile envers l’Etat : l’exemple de la population toulousaine après le 21 septembre 2001 », et « Les formes de sociétés et leurs transitions » à partir des « paradigmes chiliens : des « révolutions » aux transitions (1964-1989) », et lors de la conférence intitulée « Histoire et droits de l’homme » avec une communication sur « La question des droits de l’homme pour et sous la transition démocratique chilienne ».

 
 NICOLAS PROGNON
 
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[1] La liste des séances, auxquelles j’ai assisté, est la suivante :
 
-          pour les conférences : « Mieux connaître Marc Bloch. Quelques aspects de son œuvre », « Reconstruction du paradigme historiographique », « historiographie globale et théorie sociale », « L’Histoire mixte comme Histoire globale », « L’Histoire immédiate est-elle possible ? », « La fin de l’Histoire aujourd’hui ? », « HAD, un paradigme global pour l’écriture de
l’Histoire »,  « Histoire et droits de l’homme », « sociétés, cultures et paradigmes historiques ».
 
-          pour les tables rondes : « « globalisation, antiglobalisation, Histoire », « Etat et société civile dans l’histoire », « 11 mars et 11 septembre », « Orient et Occident », « groupes, mouvements et réseaux historiographiques ».