Debates


Historia y trabajo

 
Bonjour,
 
Il semble que les difficiles perspectives d'emploi liées aux formations en sciences humaines soient un problème mondial. Dans un contexte, certes différent, l'université française en sciences humaines est confrontée au même problème ; seul l'enseignement secondaire demeure une porte de sortie pour nombre d'historiens qui peuvent néanmoins poursuivre des activités de recherche au sein d'équipes mais sans avoir le statut d'enseignant-chercheur réservé aux enseignants du supérieur. En réponse à cette situation de plus en plus tendue, le gouvernement de N. Sarkozy a proposé une réforme des universités négociée avec les syndicats - qui restent encore sceptiques-. Le projet passe devant le Sénat aujourd'hui et devrait être entériné prochainement par l'Assemblée, vue la majorité dont dispose l'actuel président. A l'instar de ce qui se produit dans de nombreux pays, le souhait est d'ajuster la formation des étudiants au marché du travail ; en soi, ce désir n'a rien d'alarmant, néanmoins, il est clair que les sciences humaines vont être lentement sacrifiées selon les termes de la théorie des avantages comparatifs appliquée à l'enseignement supérieur.

Nicolas Prognon (GRHI, Toulouse-UTM)