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III Congreso Internacional Historia a Debate Santiago de Compostela

III Congreso Internacional Historia a Debate
Santiago de Compostela, 14-18 de julio de 2004


Historia Mixta como historia global


III. 1. Historia mixta como historia global

Rada Ivekovic, Université de Saint-Etienne, France
The Liberal Totalitarian System and Gender

The title of my full paper is "The Liberal Totalitarian System and Gender". In this short presentation, I shall deal only with the mechanism of sharing reason (partage de la raison), in the double sense of the word partage. The forms of this splitting/sharing are numerous, but one of the most important in every filed (not only regarding gender) is the sex divide gender is thus a form of the partage de la raison.

Let us not forget that culture is also constantly essentialised, it work exactly like a naturalised "nature". This is why we need to be wary of the dynamics of reason itself. We may best be guided by moderation, but - and that is what I am interested in in my paper - we should pay attention, theoretically, to the partage de la raison, the split/sharing of reason. I insist on the salutary doubt raised by the terms sharing and partage which are fortunately ambiguous. We are ourselves in our body-and-reason (nama-rupa) that existential paradox, in that we are traversed by differences many of which appear as binaries (for ex. gender).

Since each of us individually and all of us in common are at stake in this, we are also necessarily in a permanent process of translation. I do not mean textual translation (only), but contextual the translator being translated by her own translation. The way to keep a balance between the extremes of too much and too little cultural diversity means accepting to be put into question and be interrogated by the translation even as we engage it.

It implies a reshuffling of the hitherto dominant concept of universal and of its relationship to the particular. Ishal be pleading for de-identification, as the too oft neglected complement to any identification.

Another way to put it is this there are no cultural differences, no genders outside the community, or without language.Differences, violence, take place in community and language. And there is also no violence outside (the constitution of) the community and communicating through language. The community refuses the jouissance, thus creating also a depoliticised society where brutality and indifference unveil an incapacity for desire and a failed, divided subject.

The universe of a general disinvestment of citizenship is also one of a terrible demobilisation of desire. We need to rethink the theory-praxis gap

(another case of reason split, raison partagée) and need to look, today more than ever, since we are at a turning point of the geopolitical face of the planet being redrawn, - towards political, cultural and social movements.

The work of translation (both challenge and pleasure), the way I understand it, should help us to finally moove at ease between political, economic, cultural, social etc. discourses and to reduce their etnicisation (fragmentation, or balkanisation by separate disciplines), and also between different epistemes. We are therefore facing both an epistemological (and thus, theoretical) problem, as well as a practical political problem. In this coming together of the two, the split of reason should be overcome, in a never-ending overcoming as a process, the process of life exposure (exposure to and within life).

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Dans cette présentation forcément écourtée et fragmentaire, je me pencherai seulement sur le mécanisme du partage de la raison, dans le double sens du mot partage. Les formes de ce partage sont nombreuses, et l'une des plus importantes, et des plus efficaces en termes normativité, en est la différence des sexes la différence des sexes est donc une forme du partage de la raison.

N'oublions pas que la culture est aussi constamment essentialisée, qu'elle peut fonctionner exactement comme une «nature» naturalisée, essentialisée.C' est pourquoi nous devons être vigilants à propos de la dynamique de la raison elle-même. La modération est de mise, mais nous devrions théoriquement nous pencher sur le partage de la raison. J'insiste sur l' heureuse ambiguïté du terme de partage qui est heureusement polysémique. Nous sommes nous-mêmes dans notre corps-et-raison (nama-rupa) ce paradoxe existentiel en ce que nous somme traversés par les différences dont un nombre se présente en dichotomies (ex. genre).

Puisque nous sommes chacun individuellement et tous en commun en jeu ici, nous sommes nécessairement en un processus permanent de traduction, non pas textuelle (seulement) mais contextuelle la traductrice traduite par sa propre traduction. L'équilibre entre les extrêmes du trop et du trop peu de diversité culturelle signifie accepter d'êtremis(e) en question par la traduction qu'on engage.

Cela implique aussi de remanier le concept d'universel jusqu'alors dominant ainsi que son rapport au particulier.

Autrement dit, il n'y a pas de différences culturelles, ni de genres en dehors de la communauté ou du langage. Il n'y a pas de violence hors (la constitution de) la communauté et de la communication par le langage. La communauté refuse la jouissance créant ainsi aussi une société dépolitisée, où la brutalité et l'indifférence cachent à peine une incapacité de désir et un sujet failli et divisé.

C'est pourquoi il est absolument crucial de penser les nouveaux sujets politiques par delà aussi en le langage réducteur de la citoyenneté que la conceptualisation dépolitisante de la gouvernementalité. Il nous faut repenser à nouveau l'écart théorie-pratique (autre exemple de la raison

partagée) et aller vers les mouvements politiques (culturels, sociaux) et ceci plus que jamais puisque nous sommes à un tournant géopolitique où la planète est redessinée. Le travail de traduction (à la fois défi et plaisir), comme je l'entends, doit nous aider à enfin apprendre à traduire entre les discours politiques, culturels, sociaux et à en réduire l' ethnicisation (la fragmentation ou la balkanisation par disciplines), et entre les différents épistémê.

C'est donc à la fois un problème épistémologique (et donc théorique) qu'un problème politique pratique qui se pose à nous. En ce assemblement des deux, le partage de la raison doit être surmonté, à la manière d'un processus sans fin de dépassement, le processus même de notre exposition à et dans la vie.






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